A partir de 1994, Adrian Doura entreprit un travail sur le paysage. Cette nouvelle direction correspondait à sa décision de s’établir à Marseille. Fasciné par la lumière, le relief et la singularité des nuages, ce nouveau panorama lui parut d’emblée familier.
Né à Buenos Aires, il parcourut dès son enfance, les étendues de la Patagonie et des côtes brésiliennes :
« La brutale transition chromatique des soleils couchants, la force des éléments, l’affirmation de l’immensité, me révèlent une part archaïque de mon être. Dans le dialogue qui s’échange avec le paysage, une sensation de plénitude m’envahit. Je transcris cet émerveillement. »
La surface de l’eau ou de la terre, la ligne d’horizon et le ciel en sont les motifs récurrents. Aucun indice ne permet d’apprécier précisément l’échelle. La perspective semble parfois vertigineuse. Le regard est sollicité par différentes profondeurs de champ. Les événements naturels surgissent et s’enchaînent à des vitesses diverses, c’est l’impossible tâche du dévoilement total où l’absolu veut paraître. Le temps alors arrêté par l’icone, cette ressemblance qui fait miroir, n’est pas là uniquement pour représenter un instant précis de l’espace mais aussi son devenir.
« La peinture saisit les mouvements de mon âme face au spectacle du monde. »
Voir aussi :
Curriculum Vitae